L’eau, un enjeu majeur
pour l’avenir de La Clusaz

Village La Clusaz été

Dans l’avenir, l’eau potable sera au centre des préoccupations planétaires. Des territoires jusqu’ici préservés seront confrontés à des pénuries. Ce n’est pas un hasard si des multinationales ont fait l’acquisition à grand prix de sources d’eau de qualité dans le monde entier. Elles savent que l’eau sera l’or de demain. Jusqu’à présent, les retenues d’altitude construites en montagne l’étaient exclusivement dans l’objectif d’alimenter la fabrication de neige de culture en hiver. Progressivement, celles-ci deviennent polyvalentes et sont équipées de revêtement alimentaire et alimentées exclusivement en eau potable, afin de pourvoir aux besoins des populations en période d’étiage ou de sècheresse, sur place en montagne, ou en plaine.

C’est la solution actuellement étudiée par la commune de La Clusaz. Favoriser et financer l’évolution 4 saisons pour assurer les transitions et pourvoir aux besoins en eau potable des habitants de la commune. Il se construit de milliers de retenues d’altitude partout dans le monde, mais celle de la Colombière a soulevé des questionnements. Aussi, La Clusaz partage en toute transparence les analyses à partir des études réalisées par des experts indépendants chargés de trouver les solutions les plus adaptées pour faire face aux enjeux de l’eau dans l’avenir.

Un approvisionnement en eau trop instable

Vallée La Clusaz

La sécheresse de l’automne 2018 a agi comme révélateur des enjeux d’approvisionnement en eau de notre territoire. Nous devons désormais améliorer l’indépendance hydraulique de notre village, au risque d’une nouvelle incapacité à fournir les volumes nécessaires à la vie quotidienne et économique. Notre objectif au travers de ce projet est donc double : à la fois penser à l’avenir économique de notre territoire, mais aussi anticiper les évolutions nécessaires pour nous adapter aux conséquences du changement climatique.

Les études menées par O des Aravis, opérateur public de gestion de l’eau, la commune de La Clusaz et les hypothèses émises par Météo France ont permis de mesurer et prévoir les évolutions climatiques et d’anticiper les besoins en eau futurs du territoire. Pour assurer à long terme l’approvisionnement de tous, des aménagements d’une importance stratégique sont nécessaires car les ressources disponibles pour alimenter le village, fluctuant au gré des aléas climatiques et des saisons, ne représentent malheureusement plus une solution suffisamment sûre.

Plusieurs études rappellent qu’à l’horizon 2050, il pourrait y avoir un déficit en eau à hauteur de 50 000 m³ en tenant compte de l’état actuel de la population et des perspectives de croissance prévues au PLU (Plan local d’urbanisme) actuel. Il faut donc penser à l’avenir et créer une solution afin de faire face au manque d’eau prévisible. Aucune des retenues actuellement en exploitation n’est alimentée en eau potable, ni même en capacité de stocker de l’eau potable. En effet, leur revêtement n’est pas conforme aux normes alimentaires et celles-ci sont en grande partie alimentées par des eaux de ruissellement impropres à la consommation humaine. L’agrandissement des quatre autres retenues a été étudié. Il ne permettrait de pourvoir qu’à 30% de la capacité nécessaire à l’approvisionnement du village en 2050. La solution du bassin de la Colombière prévoit un volume de 148 000 m³, destiné en hiver à la neige de culture – 98 000 m³ -, à la fourniture d’eau potable à la population et à l’activité pastorale – 50 000 m³ -. En cas de sécheresse, ces 148 000 m³ alimenteraient exclusivement le réseau d’eau potable.

Un engagement de la collectivité face aux défis liés au changement climatique

La ressource en eau et la sécurisation de son approvisionnement sont des éléments essentiels pour l’avenir de La Clusaz pour :

  • Sécuriser l’alimentation en eau potable lors des pics de consommation en périodes hivernales et estivales
  • Secourir l’alimentation en eau potable en cas de problème sur une ressource (pollution par exemple)
  • Subvenir aux besoins de l’activité agro-pastorale qui est l’un des piliers majeurs de notre économie de montagne
Lac des Confins

4 objectifs majeurs

  • Conforter les pistes de ski actuelles sans étendre le domaine skiable
  • Assurer ainsi une transition progressive à notre modèle économique actuel
  • Diversifier l’activité touristique et développer l’offre hors ski et sportive, hiver et été, tout en préservant le caractère d’un village de charme
  • Préparer l’avenir de l’agropastoralisme

3 orientations stratégiques

  • Maintenir l’habitabilité du territoire
  • Encourager l’économie locale dans son adaptation
  • Relever les défis de la durabilité comme maîtriser la ressource en eau et garantir la qualité de l’air

Une solution indispensable pour notre territoire…

… Le Bassin d’altitude de la Colombière

La solution envisagée est donc la construction d’un réservoir de 148 000 m³, dont 50 000 m³ dédiés à l’eau potable et 98 000 m³ à la production de neige de culture. Ce projet pérennisera l’approvisionnement en eau pour la consommation et contribuera également à conforter l’activité ski, pierre angulaire de nos économies locales. Cette continuité de nos activités ski sera motrice du financement des nouvelles orientations touristiques, basées sur ses valeurs intrinsèques : respect de ses montagnes et des personnes qui la peuplent.

Eau potable

Neige de culture

148 000 m3

pourront être mobilisés pour l’eau potable en cas de situation exceptionnelle

Un projet conforme à la réglementation

Ce projet basé sur un modèle durable et coordonné avec l’ensemble des acteurs territoriaux, sera réalisé dans le respect de la législation mise en place par le ministère de l’environnement.

Un emplacement réfléchi

Suite à presque 5 années d’études, la confection d’un nouveau bassin d’eau potable apparaît comme la solution adaptée pour assurer l’approvisionnement en eau du territoire. À la suite d’une analyse multicritère prenant en compte les aspects à la fois techniques, écologiques, sociaux, économiques et sécuritaires, le site dit “du bois de la Colombière”, a été retenu pour accueillir cet ouvrage d’une emprise totale de 3,7 ha.

Un investissement partagé

La collectivité n’aurait pas eu les moyens de construire seule ce bassin utile à l’alimentation en eau potable du village. Ce bassin sera ainsi supporté – selon un principe général de 1/3, 2/3 – à 1/3 par O des Aravis et intégré au plan de financement de la Société d’Aménagement Touristique d’Exploitation de La Clusaz (SATELC), via sa délégation de service public, pour les 2/3 restants. Une subvention sera également versée par le conseil départemental 74.

Paroles d’experts 

Carlo Maria CARMAGNOLA

Météo-France – Chercheur – Centre d’Études de la Neige – Dianeige Recherche et formation sur la neige dans les domaines skiables

Quelle est la situation météorologique ?

« À la suite d’une publication scientifique réalisée par les équipes de Météo France et l’INRAE en 2019, La Clusaz m’a contacté afin d’étudier quelles seraient les conditions météorologiques optimales de La Clusaz à l’horizon 2050 pour conforter la skiabilité existante. La station pourrait-elle résister aux changements climatiques dans les prochaines décennies (hausse de la température, diminution de l’enneigement naturel) ? La construction de la retenue d’altitude de La Colombière permettrait-elle de maintenir, voire d’améliorer, la skiabilité à 20, 30 ans ? Sur place, je n’ai pu que constater la valeur ajoutée du projet de la retenue. Si celle-ci est construite, la viabilité de la skiabilité actuelle de la station augmente si la surface couverte en neige de culture passe de 30% (taux actuel à La Clusaz) à 45% (taux qui intègre les projets futurs, dont la retenue de la Colombière). Les modèles prédisent qu’à La Clusaz, à l’horizon 2050, le froid restera suffisant pour exploiter le réseau de production de neige de culture, même en tenant compte du scénario environnemental le plus pessimiste. La valeur ajoutée de la neige de culture pour conforter l’enneigement naturel est évidente ».

Comment évolue le volume des précipitations ?

« Concernant les précipitations (neige+pluie), on voit des tendances climatiques plutôt à la hausse en hiver et à la baisse en été. Il semble que l’intensité des phénomènes extrêmes se confirment : plus de vents violents, des pics de précipitation plus importants, des sécheresses plus longues et plus fréquentes ». On peut donc en conclure que le volume annuel identique de précipitation est diffusé sur des périodes plus courtes. Au printemps et en été, les orages entraînent le ruissellement de l’eau qui n’est pas stockée. Le peu d’eau sédentaire est absorbé par la végétation. Cette importante déperdition nécessite de stocker une infime partie de celle-ci. Le plus gros volume d’eau ruisselle en aval et alimente plaines et zones urbaines ».

Quelles sont les solutions de stockage de ces précipitations ?

La meilleure solution de stockage de l’eau est la retenue d’altitude. L’eau issue des précipitations et de la fonte des neiges y est stockée grâce à un revêtement alimentaire jusqu’au prélèvement pour la production de neige de culture.

Philippe ROUSSET

Hydrogéologue – Docteur en Géologie Appliquée

Quel est l’état des nappes phréatiques ?

« Chaque année, la fonte du manteau neigeux assure la recharge des nappes phréatiques. La concomitance des périodes d’étiage hivernal et estival avec les périodes de forte consommation est, avec l’influence du changement climatique, la principale cause des difficultés actuelles et à venir d’approvisionnement. Le contexte hydrogéologique de La Clusaz n’est pas favorable à la présence de nappe phréatique contenue dans des sables et graviers, comme souvent observée en plaine. La seule nappe de ce type, présentant un intérêt pour l’alimentation en eau potable, sur le territoire de la commune, est la nappe du Fernuy, actuellement captée. Ses réserves faibles (15 000 m³) représentent 3% de l’alimentation en eau potable de La Clusaz. Des forages de plus de 100 mètres de profondeur ont été réalisés pour l’installation de sondes géothermiques dans le secteur du Bossonnet et à proximité du village. Ils n’ont pas intercepté d’aquifère, conformément au contexte hydrogéologique ».

Quel est le débit des sources ?

« Le débit naturel des ressources en eau captées de la commune est compris entre 1 500 m³/jour en période d’étiage (période concomitante à la pleine saison touristique) et plus de 6 000 m³/jour en période de hautes eaux (en dehors des périodes d’affluence). Principalement gravitaires et d’origine karstique., ces ressources sont directement tributaires des conditions hydrologiques et climatiques (précipitations, températures) et extrêmement variables ».

Quelle est la situation actuelle de l’eau à La Clusaz ?

« La Clusaz a besoin de renforcer et de sécuriser ses ressources en eau potable dans un contexte hydrogéologique local peu propice à la découverte et à la mise en exploitation de nouvelles ressources. La création d’une retenue d’altitude, permettant de stocker l’eau, est la solution la plus robuste pour répondre aux enjeux du territoire ».

Que se passe-t-il sous la terre de La Clusaz ? Quelle est la capacité du sol à retenir l’eau ?

Les ressources en eau d’un territoire sont conditionnées par la nature, la structure des terrains qui le constituent et le régime des précipitations. La nature (roche meuble, fissurée ou compact) détermine la capacité des terrains à contenir de l’eau. La structure permet à ces terrains de constituer des réservoirs souterrains, alimentant les sources pendant les périodes sèches.

La commune de La Clusaz est située dans le massif subalpin des Bornes. On distingue dans le massif des Bornes, deux types principaux de réservoirs d’eau souterraine (ou aquifères) :

  • les aquifères homogènes à perméabilité d’interstices, constitués de sables et de graviers, caractérisés par des vitesses de circulation lentes ;
  • les aquifères hétérogènes à perméabilité de fissures, fractures et/ou chenaux, principalement constitués par les calcaires, au sein desquels les fissures sont généralement ouvertes et forment de véritables conduits souterrains dans lesquels la vitesse de circulation des eaux est très rapide (aquifère de type karstique).

Les terrains observés sur le territoire de la commune de La Clusaz, susceptibles de constituer un aquifère de capacité importante sont :

  • pour les terrains à perméabilité de fissures, fractures et/ou chenaux : les calcaires en gros bancs qui structurent la chaîne des Aravis et le Mont Durand, dont les surfaces d’affleurement, la structure, la porosité permettent d’intercepter et de concentrer les eaux précipitées à grande profondeur (plusieurs centaines de mètres). La forte perméabilité ou la rapidité de circulation des eaux dans ces terrains (circulation de type karstique) se traduit par une forte variation de débit des émergences entre les périodes de hautes et basses eaux. Ces calcaires restent, malgré ces variations, les aquifères les plus productifs en période de basses eaux. Les principales sources karstiques situées sur le territoire de la commune sont captées (la source de la Gonière, les sources des Aravis) ; les grès de Taveyannaz. Les fissures de ces terrains développées en sub-surface peuvent constituer un petit réservoir et donner naissance à des sources au faible débit. Les principales sont captées par la commune (la source du Dard, la source du Var) ;
  • pour les terrains à perméabilité d’interstices : les alluvions glacio-lacustres de la plaine du Fernuy, dont le petit aquifère qu’elles contiennent, est actuellement exploitée par la commune ; les alluvions des cônes de déjection. Leurs faibles étendues et le faible débit des cours d’eau qui les parcourent ne sont pas favorables à la présence d’un réservoir naturel conséquent ; les alluvions fluviatiles du ruisseau des Confins. Ces alluvions ont une extension limitée au cours d’eau et à ses rives proches. L’étendue et la topographie ne sont pas favorables à la présence d’un réservoir naturel important.

Arthur THOVEX

Conseiller municipal chargé de l’environnement et du développement durable

« Je me suis penché sur le problème de l’eau, lors d’une réunion organisée par la mairie en janvier 2021. J’ai pu prendre conscience de l’évolution du climat et de son impact sur la vie de notre village. Il fallait faire quelque chose.

Quand le projet de la retenue m’a été présenté, j’ai surtout compris qu’il avait été bien mené et qu’il s’était inscrit dans une démarche globale ayant pour but d’éviter, de réduire et de compenser les impacts éventuels sur l’environnement.

En effet, j’ai pu constater que ce projet va bien plus loin que ce que l’État le demande habituellement lorsque ce genre de projet est validé. La mairie a mené, en lien avec les services de l’État et des experts, de nombreuses études qui ont permis d’éviter et de réduire au maximum les impacts. Quand cela ne sera pas possible, nous avons déjà prévu de les compenser au-delà des seuils requis, comme présenté au sein du dossier environnemental : en recréant 8 fois plus de zones humides par exemple, ou en délimitant une zone de près de 5 hectares de forêt à proximité immédiate du projet où toute intervention humaine est proscrite pendant 80 ans ».

Georges BISE

Directeur Général « O des Aravis »

« Cela fait 30 ans que la ressource de l’eau se gère au niveau intercommunal (4 communes : La Clusaz, Le Grand Bornand, Saint Jean de Sixt et Les Villards sur Thônes). Ensemble, une vision pionnière a été établie, pour s’inscrire
dorénavant dans une démarche globale à l’échelle des communes du Haut Bassin du Fier ».

La retenue de La Colombière est donc l’une des solutions de cette vision pionnière commune. Le projet s’inscrit pleinement au sein du Projet de Territoire pour la Gestion de l’Eau (PTGE) qui est en cours d’élaboration par la CCVT et à un schéma directeur réfléchi – grâce à de longs échanges, partages, études et évaluations – depuis de nombreuses années autour d’un même sujet : qui utilise la ressource de l’eau ? De quelle manière ? Et surtout comment concilier les différents usages ? ».

FAQ

  • Parce qu’elle est indispensable et différente des autres, avec son triple objectif : assurer l’approvisionnement en eau pour la consommation humaine, pour l’usage agricole et pour maintenir l’activité ski existante, pierre angulaire de nos économies locales pour ces 30 prochaines années. Non, nous n’agrandissons pas le domaine skiable, ce n’est pas une fuite en avant, mais nous préparons l’avenir et une transition économique et touristique vers un modèle “4 saisons” financé par le ski, pendant qu’il en est encore temps.

  • Les experts ont confirmé l’absence de nouvelles ressources suffisantes à La Clusaz, que ce soit en nappe souterraine – notamment au Bossonnet – ou en source superficielle (à l’air libre). Certes, il existe d’autres sources, mais pas en quantité et qualité suffisantes pour répondre aux besoins et à l’enjeu de l’eau pour l’avenir de la commune. Et l’approvisionnement en eau est trop instable : de par leur géologie, les sols à La Clusaz ne retiennent que faiblement l’eau.

  • La future retenue doit être – parmi toutes les normes exigées par l’ARS* et les critères requis pour le projet – exclusivement captée et autorisée pour l’alimentation en eau potable de la commune : les autres retenues, toutes maillées, ne répondent pas à ce critère précis. Et les capacités d’extension des retenues existantes ne couvriraient qu’un tiers des besoins.

    * Agence Régionale de Santé

  • Non, elle n’est pas située sur la zone Natura 2000 (seul l’accès existant au site se situe, pour partie, au sein du périmètre) et le projet ne détruira pas la tourbière, nos alpages ou le plateau de Beauregard, au vu de l’emplacement exact du site. Nous avons également évité ou réduit au maximum les impacts sur l’environnement. Quand cela n’a pas été possible, nous les avons compensés au-delà des seuils requis.

  • Le projet va bien plus loin que ce que l’État le demande habituellement lorsque ce genre de projet est validé. La mairie a mené avec l’État et des experts de nombreuses études qui permettront d’éviter et de réduire au maximum les impacts sur l’environnement. Quand cela ne sera pas possible, nous avons déjà prévu de les compenser au-delà des seuils requis, comme présenté au sein du dossier d’évaluation environnementale : en recréant 8 fois plus de zones humides par exemple, ou en délimitant une zone de près de 5 hectares de forêt à proximité immédiate du projet où toute intervention humaine est proscrite pendant 80 ans.
    Certes, il y a un impact, dont nous sommes conscients, mais cette démarche – qui répond correctement aux critères de dérogation à la protection des espèces protégées – a reçu un avis favorable du Conseil National de la Protection de la Nature notamment sur les points suivants :

    • la recherche de solutions alternatives est satisfaisante,
    • les inventaires, tant des habitats que des espèces protégées, sont remarquablement présentés,
    • les enjeux écologiques d’où on se place (ressource, milieux naturels, espèces, hydrologie, …) sont bien menés,
    • la démarche ERC également satisfaisante et générant des mesures réparatrices à proximité immédiate de la retenue.
  • Après une analyse approfondie de tous les sites potentiels – dont les quatre bassins existants (Crêt du Merle, la Ferriaz, l’Étale, le Lachat) et sept autres lieux scrupuleusement étudiés (dont le col des Aravis ou encore le lac des Confins), c’est le bassin dit du bois de la Colombière qui a répondu aux prescriptions de l’ARS (Agence Régionale de Santé), ainsi qu’à l’ensemble des autres critères.

  • 85%, ce qui est remarquable pour un territoire de montagne comme le nôtre.